Je suis un enfant qui marche pieds nus sur la terre...: le parcours d'exil d'un jeune mineur isolé étranger

Je suis un enfant qui marche pieds nus sur la terre...: le parcours d'exil d'un jeune mineur isolé étranger
Le  parcours d'exil d'un enfant étranger pour fuir la guerre ou la misère,  dans un monde bousculée par la mondialisation, c'est  la traversée de milliers de kilomètres, la peur en Libye, le repêchage en Italie, l'accueil en protection de l'enfance à Paris et pas dessus tout ça, les bonheurs de la vie...
Accueillir les enfants étrangers reconnus mineurs et isolés sur notre sol est une mission de la protection de l'enfance qui résulte de  :
  • L’article 20 de la Convention Internationale relative aux droits de l’enfant qui  dispose que l'enfant privé de son milieu familial ou en danger au sein de celui-ci a droit à une protection.
  • L’article 2 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant qui dispose que  « les Etats parties s’engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation ».


C'est le département qui assure cette  mission de protection. Le président du conseil départemental devenu en 2007, son "chef de file"  est chargé du recueil, du traitement et de l’évaluation, à tout moment et quelle qu’en soit l’origine, des informations préoccupantes relatives aux mineurs en danger ou qui risquent de l’être.  »

A près évaluation, l'enfant étranger, reconnu mineur et isolé,  est confié par  le juge au titre de sa protection au service de l'aide sociale à l'enfance. 

Suite à la Loi asile et immigration qui instaure un fichier biométrique, la procédure d' évaluation et la mise sous  protection de ces enfants est aujourd'hui en plein bouleversement. Avec 19 associations ou syndicats, nous saluons la décision du Conseil d’État du 15 mai, qui renvoie les dispositions de cette loi concernant les mineurs devant le Conseil constitutionnel, pour examiner si ce fichier porte une atteinte disproportionnée à l’intérêt supérieur de l’enfant et à son droit à la protection, telle que définit dans la CIDE et dans notre constitution.


-